Le carnet de La Refonte

Comparatif modèles IA : ChatGPT, Claude, Gemini par usage

Un cadre de décision en trois critères pour choisir un outil IA en petite entreprise, avec un tableau croisant besoin métier et catégorie d’IA.

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Il n’existe pas de meilleur modèle IA universel. Le bon choix dépend de trois critères : la tâche à déléguer, le budget total accepté et votre capacité à vérifier la sortie. ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral ou Copilot couvrent des usages proches en texte. L’image, la vidéo et l’audio relèvent d’outils spécialisés. Ce guide propose un cadre de décision pour une petite équipe, puis un tableau croisant besoin métier et catégorie d’IA.

📌 À retenir

  • Choisir d’abord la tâche à déléguer, ensuite seulement l’outil.
  • Trois critères suffisent pour trancher : usage, budget total, capacité de vérification.
  • Les assistants texte se ressemblent ; l’écosystème déjà en place fait souvent la différence.
  • Image, vidéo et audio relèvent d’outils spécialisés et d’usages encore délimités en PME.

Ce que change le choix d’un modèle d’IA pour une petite équipe

Dans une entreprise de dix personnes, personne n’a le temps de tester quinze outils. La question utile n’est pas « quelle IA choisir pour son entreprise » dans l’absolu. C’est : quelle tâche précise peut être confiée à une machine, laquelle doit rester humaine, et comment contrôler le résultat avant de l’utiliser.

Un modèle d’IA générative ne remplace pas un poste. Il accélère une tâche définie : préparer un brouillon, résumer un document, proposer une structure, traduire un message. La valeur se joue dans la définition de cette tâche et dans la relecture. Un outil très performant sur une tâche mal cadrée produit des erreurs plus vite.

Ce qu’un tableau comparatif ne dit pas

Les comparatifs généralistes classent les modèles selon des tests standardisés. Ces scores mesurent des capacités générales sur des questions que vous ne poserez jamais. Ils ne disent rien de votre contexte : vos documents, votre vocabulaire, vos règles de confidentialité, les outils déjà utilisés par l’équipe.

Ils ne disent pas non plus combien de temps coûte la relecture. Un texte fluide et faux prend plus de temps à corriger qu’un texte imparfait mais exact. Ils ignorent enfin la dépendance créée : un processus construit autour d’un service devient coûteux à déplacer si les conditions changent.

Un tableau reste utile pour repérer des familles d’outils et des différences d’écosystème. Il ne remplace pas un test sur vos propres cas. Cette page vous donne les familles ; le test vous appartient.

Trois critères pour trancher

L’usage. Nommez la tâche, son volume et le niveau d’erreur acceptable. Répondre à un client, rédiger une fiche produit et analyser un tableau de chiffres sont trois usages distincts. Chacun peut appeler un outil différent, ou aucun.

Le budget total. Comptez l’abonnement, mais aussi le temps de prise en main, de relecture et de correction. Les tarifs des éditeurs changent souvent ; cette page n’en cite aucun. Consultez la grille officielle le jour de votre décision.

La vérification. Qui relit la sortie, avec quelles sources, et que se passe-t-il en cas d’erreur ? Si personne ne peut répondre, la tâche n’est pas prête à être déléguée. Ce critère écarte plus d’usages que les deux autres réunis.

Le schéma ci-dessous résume cette grille. Elle sert de filtre avant chaque section de ce comparatif, puis avant le tableau de décision final.

Le cadre de décision en trois critères

Choisir un modèle IAUne tâche à la foisUsageQuelle tâche déléguer ?Budget totalAbonnement + relectureVérificationQui contrôle la sortie ?

IA générative de texte : ce qui distingue les modèles disponibles

Les assistants de texte forment la catégorie la plus mûre ; notre panorama des assistants IA pour TPE et PME détaille leurs usages au quotidien. ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral et Copilot répondent tous à une consigne écrite, résument un document et proposent un brouillon. Sur ces tâches de base, un dirigeant de petite structure verra peu de différences visibles au premier essai.

Les écarts se situent ailleurs. Ils portent sur l’environnement de travail, le traitement des données, les options de déploiement et la gestion du contexte dans le temps. Le tableau qui suit reprend ce que chaque éditeur met en avant sur sa page officielle, consultée le 19 septembre 2026.

Rédaction et synthèse

Pour rédiger et résumer, la qualité dépend surtout de la consigne et de la matière fournie. Un modèle nourri de vos documents produit un texte plus juste qu’un modèle plus puissant laissé sans contexte. Notre guide sur le prompt IA en entreprise détaille cette trame en quatre éléments.

La différence pratique vient de l’intégration. Google présente Gemini comme intégré à Gmail, Docs, Sheets et Meet. Microsoft présente Copilot comme intégré à Word, Excel, PowerPoint et Teams. Anthropic met en avant, pour Claude, des projets qui gardent contexte, instructions et fichiers organisés, ainsi que des connecteurs vers les applications existantes.

Mistral présente son assistant avec la recherche web et documentaire, la création de documents et la connexion à des outils métier. La page officielle de ChatGPT n’a pas pu être consultée à la date de rédaction. Ses fonctionnalités sont donc à vérifier sur le site d’OpenAI avant de trancher.

Le critère utile : où votre équipe passe-t-elle sa journée ? Une équipe sur Google Workspace ou sur Microsoft 365 gagne à tester d’abord l’assistant intégré. Une équipe sans suite bureautique dominante peut comparer les assistants autonomes sur ses propres cas.

Assistance au code

Le code est le second usage mûr du texte. Les éditeurs mettent en avant des outils dédiés. Anthropic présente Claude Code et l’usage des fichiers du poste de travail. Mistral présente des agents asynchrones qui écrivent, testent et ouvrent des demandes de fusion. Ces fonctions visent des développeurs, pas des dirigeants.

Pour une PME sans développeur, l’assistance au code sert à prototyper un outil interne, un script de tri ou une page. Notre guide du vibe coding explique ce que cette approche permet et où elle s’arrête. La vérification reste le point dur : un code qui fonctionne sur un exemple n’est pas un code fiable.

Sur le texte comme sur le code, la question de la confidentialité des données précède celle de la performance. Anthropic indique pour son offre entreprise que « vos prompts, données et résultats ne sont pas utilisés pour entraîner nos modèles par défaut ». Google écrit que « les données de l’entreprise ne sont pas utilisées pour l’entraînement des modèles » dans Workspace. Microsoft affirme que « prompts, entrées et réponses ne sont jamais utilisés pour entraîner les modèles » pour Microsoft 365 Copilot. Ces engagements dépendent de l’offre souscrite : vérifiez celle qui vous concerne, pas la page marketing.

01

ChatGPT

Éditeur
OpenAI
Mis en avant par l’éditeur (19/09/2026)
Page officielle inaccessible à la date de rédaction : fonctionnalités et conditions de données à vérifier directement sur openai.com
Quand le tester en premier
Équipe déjà habituée à l’outil ; vérifier les conditions d’usage des données selon l’offre
02

Claude

Éditeur
Anthropic
Mis en avant par l’éditeur (19/09/2026)
Projets (contexte, instructions, fichiers), connecteurs, recherche web, tâches planifiées, voix, fichiers du poste ; données non utilisées pour l’entraînement par défaut (offre entreprise)
Quand le tester en premier
Tâches longues sur des documents, travail par projet, besoin de contrôle des accès
03

Gemini

Éditeur
Google
Mis en avant par l’éditeur (19/09/2026)
Intégré à Gmail, Docs, Sheets, Meet et Vids ; Deep Research ; génération d’images et de vidéos ; « données de l’entreprise non utilisées pour l’entraînement » (Workspace)
Quand le tester en premier
Équipe qui travaille déjà dans Google Workspace
04

Mistral

Éditeur
Mistral AI
Mis en avant par l’éditeur (19/09/2026)
Modèles Medium 3.5, Small 4, OCR ; assistant avec recherche web et documents internes ; déploiement sur site, cloud privé ou Mistral Cloud (serveurs UE)
Quand le tester en premier
Exigence d’hébergement européen ou de déploiement chez soi
05

Copilot

Éditeur
Microsoft
Mis en avant par l’éditeur (19/09/2026)
Intégré à Word, Excel, PowerPoint, Teams ; hérite des permissions et étiquettes Microsoft 365 ; « prompts, entrées et réponses jamais utilisés pour entraîner les modèles »
Quand le tester en premier
Équipe qui travaille déjà dans Microsoft 365
Ce que chaque éditeur met en avant sur sa page officielle, consultée le 19 septembre 2026. À lire comme un repérage d’écosystème, pas comme un classement : les fonctionnalités et les conditions varient selon l’offre souscrite.

IA générative d’image : quand elle sert un usage professionnel

L’IA générative d’image produit un visuel à partir d’une description écrite, ou modifie une image existante. En entreprise, l’usage réel est plus étroit que les démonstrations. Il couvre une illustration sociale, un fond de bannière, une variante de maquette ou un visuel d’ambiance.

Elle sert mal dès que l’image doit représenter un élément précis et vérifiable : produit, locaux, équipe, schéma technique exact. Une photo réelle ou un schéma dessiné restent plus fiables et plus honnêtes. Le lecteur d’un site fait la différence, et la réglementation européenne demande d’identifier les contenus générés.

Les éditeurs se distinguent sur deux points qui comptent pour une PME. D’abord la provenance des données d’entraînement. Adobe indique que les modèles Firefly sont entraînés sur des contenus sous licence d’Adobe Stock et du domaine public. L’éditeur ajoute qu’il n’entraîne pas ses modèles sur les contenus des utilisateurs. Ensuite la traçabilité : les sorties Firefly incluent des Content Credentials qui indiquent l’usage de l’IA dans la création.

Google présente aussi la génération et l’édition d’images dans Gemini. D’autres outils grand public existent ; leurs conditions d’usage commercial et leurs sources d’entraînement doivent être lues avant toute publication sous votre marque. Un visuel généré n’est pas automatiquement libre de droits ni utilisable en publicité.

Le critère de vérification s’applique ici autrement : la relecture porte sur les droits, la cohérence avec votre charte et l’absence d’éléments trompeurs. La comparaison avant/après ci-dessous distingue un usage qui tient d’un usage à éviter.

Pour aller plus loin sur la délégation de tâches à une IA, lisez l’article sur les agents IA en entreprise. Il explique ce qui sépare un assistant qui répond d’un agent qui agit, et où placer le contrôle humain.

Usage à éviter

  • Représenter un produit, un local ou une personne réels
  • Schéma technique qui doit être exact
  • Visuel publié sans lecture des conditions d’usage commercial
  • Image présentée comme une photo authentique

Usage qui tient en PME

  • Illustration d’ambiance pour une publication ou une présentation
  • Variante rapide d’une maquette ou d’un fond de bannière
  • Outil dont l’éditeur documente ses données d’entraînement
  • Sortie identifiée comme générée, relue selon la charte

IA générative vidéo et audio : maturité réelle pour une PME

La vidéo et l’audio générés progressent vite, mais leur usage professionnel en petite structure reste délimité. Deux familles se dégagent. Les vidéos à présentateur virtuel servent la formation interne et les tutoriels. La synthèse vocale sert une voix off, un standard ou une version audio d’un contenu.

Synthesia présente des avatars IA, des voix dans plus de 160 langues, la conversion d’une présentation en vidéo et le doublage automatique. Ses cas d’usage mis en avant concernent la formation, l’intégration des nouveaux collaborateurs et les vidéos produit. ElevenLabs présente la synthèse vocale dans plus de 70 langues, le clonage de voix, le doublage et des agents vocaux.

Adobe présente la génération de clips vidéo à partir d’une idée dans Firefly, et Google la génération de vidéos dans Gemini. Ces fonctions produisent des séquences courtes d’ambiance. Elles ne remplacent pas une captation de votre atelier, de votre équipe ou de votre produit en situation.

Les limites à connaître avant d’engager du temps. Une vidéo de formation générée reste à relire mot à mot : le présentateur virtuel lit ce qu’on lui donne, erreurs comprises. Le clonage d’une voix suppose le consentement explicite de la personne. Un contenu généré doit être identifiable comme tel. Le trucage d’une personne réelle relève d’un régime spécifique, décrit dans notre article sur l’AI Act pour les entreprises.

Pour une PME, le bon point de départ est modeste. Une vidéo d’intégration interne, une version audio d’une page d’aide ou un tutoriel produit relu par l’expert métier. Mesurez le temps réel de production, corrections comprises, avant d’étendre l’usage. Le tableau suivant situe les trois catégories sur une même grille.

01

Texte

Maturité en PME
Élevée
Usage qui tient
Brouillons, synthèses, réponses préparées, prototypes de code
Limite principale
Fluidité qui masque une erreur de fait
Contrôle avant usage
Relecture avec les sources à côté
02

Image

Maturité en PME
Moyenne
Usage qui tient
Illustrations d’ambiance, variantes de maquette
Limite principale
Ne représente pas fidèlement le réel ; droits d’usage à lire
Contrôle avant usage
Charte, droits, mention du contenu généré
03

Vidéo

Maturité en PME
En cours
Usage qui tient
Formation interne, tutoriels à présentateur virtuel
Limite principale
Relecture mot à mot ; pas de captation réelle
Contrôle avant usage
Script validé par l’expert métier, mention du contenu généré
04

Audio

Maturité en PME
Moyenne
Usage qui tient
Voix off, version audio d’un contenu, doublage
Limite principale
Consentement pour un clonage ; ton parfois plat
Contrôle avant usage
Écoute complète, consentement écrit si voix réelle
Les quatre catégories d’IA générative lues avec la même grille : maturité en petite entreprise, usage qui tient, limite principale et contrôle à prévoir avant publication.

Quel est le meilleur modèle IA ? Il n’y a pas de réponse unique

La question « quel est le meilleur modèle IA » revient dans les recherches associées. Aucun classement n’y répond durablement. Les éditeurs publient de nouvelles versions à quelques semaines d’intervalle. Un modèle en tête d’un test aujourd’hui peut être dépassé le mois suivant, sans que cela change quoi que ce soit à votre tâche.

Le meilleur modèle est celui qui traite correctement votre tâche, dans votre environnement, à un coût total que vous acceptez. Ce coût inclut le temps de relecture. Pour une réponse client, un modèle intégré à votre messagerie, relu en trente secondes, vaut mieux qu’un modèle plus puissant qui impose trois copier-coller.

La comparaison « ChatGPT vs Claude vs Gemini » a donc peu de sens hors contexte. Les trois répondent aux mêmes consignes de base. Ils diffèrent par l’écosystème, le traitement des données selon l’offre, et des fonctions périphériques que vous utiliserez ou non. Mistral ajoute une option d’hébergement européen et de déploiement chez soi. Copilot a du sens si Microsoft 365 est déjà votre bureau.

Plutôt qu’un verdict, adoptez un protocole de test court. Cinq étapes, une semaine, deux ou trois outils au maximum. Le résultat vous appartient et reste valable quand les classements changent. Notre article sur les nouveaux modèles IA explique comment suivre les sorties sans refaire ce test à chaque annonce.

Le tableau de synthèse qui suit le protocole traduit cette logique. Il ne désigne pas un vainqueur : il indique, pour chaque priorité, ce qui compte et par où commencer le test.

Tester un modèle IA sur vos propres cas en 5 étapes

  1. 1

    Étape 1

    Choisir une tâche et dix cas réels

    Une seule tâche, par exemple la réponse à une demande de devis. Réunissez dix cas anonymisés, dont deux incomplets et un contradictoire.

  2. 2

    Étape 2

    Écrire la consigne une fois pour toutes

    Rôle, matière fournie, format attendu, critère de refus. La même consigne est envoyée à chaque outil testé, sans adaptation.

  3. 3

    Étape 3

    Faire relire par la personne du métier

    Elle note chaque sortie : exacte, à corriger, inutilisable. Elle mesure le temps de correction, pas seulement la qualité perçue.

  4. 4

    Étape 4

    Vérifier données et environnement

    Lisez les conditions d’usage des données de l’offre envisagée. Vérifiez que l’outil s’insère dans vos applications sans copier-coller permanent.

  5. 5

    Étape 5

    Décider pour cette tâche seulement

    Retenez l’outil qui minimise le temps total, relecture comprise. Notez la date et la version testée : le résultat vaut pour cette tâche, pas pour toutes.

01

Rédiger et synthétiser au quotidien

Ce qui compte vraiment
Qualité de la consigne, matière fournie, relecture rapide
Par où commencer le test
L’assistant déjà présent dans votre suite bureautique, puis un assistant autonome
02

Travailler dans Google Workspace

Ce qui compte vraiment
Intégration à Gmail, Docs, Sheets, Meet
Par où commencer le test
Gemini, selon l’offre Workspace souscrite
03

Travailler dans Microsoft 365

Ce qui compte vraiment
Intégration à Word, Excel, Teams ; permissions héritées
Par où commencer le test
Microsoft 365 Copilot
04

Travailler par projet sur des documents

Ce qui compte vraiment
Contexte conservé, fichiers organisés, connecteurs
Par où commencer le test
Claude (projets), puis comparer sur vos cas
05

Héberger en Europe ou chez soi

Ce qui compte vraiment
Options de déploiement sur site ou cloud privé
Par où commencer le test
Mistral, puis vérifier les conditions de l’offre
06

Prototyper un outil ou un script

Ce qui compte vraiment
Outils de code dédiés, vérification par des tests
Par où commencer le test
Claude Code ou les agents de code Mistral, avec un développeur pour relire
07

Produire un visuel d’ambiance

Ce qui compte vraiment
Données d’entraînement documentées, traçabilité
Par où commencer le test
Adobe Firefly, ou la génération d’images de Gemini
08

Former l’équipe en vidéo

Ce qui compte vraiment
Script validé, langues, coût de relecture
Par où commencer le test
Synthesia sur un premier tutoriel interne
09

Ajouter une voix off ou un audio

Ce qui compte vraiment
Langues, consentement si voix réelle
Par où commencer le test
ElevenLabs, ou la synthèse vocale de votre suite
Synthèse pour la question « quel est le meilleur modèle IA » : le meilleur dépend de votre priorité. Chaque ligne indique ce qui compte et par où commencer le test, sans classement ni note.

Tableau de décision : quelle catégorie d’IA pour quel besoin

Le tableau ci-dessous croise huit besoins métier courants avec les quatre catégories d’IA générative. Il se lit ligne par ligne : partez de votre besoin, pas de l’outil. Quatre colonnes seulement, pour rester lisible d’un coup d’œil ; les critères de budget et de vérification sont traités dans le reste de l’article.

Trois mentions sont utilisées. « Oui, à relire » signifie que la catégorie traite le besoin, sous condition d’une relecture humaine avec les sources. « Partiel » signifie qu’elle aide sur une partie du besoin seulement. « Non » signifie que la catégorie n’est pas le bon outil, même si une démonstration le laisse croire.

Deux lignes méritent un commentaire. « Répondre aux clients » se prête bien au texte, mais jamais en envoi automatique sans relecture : la sortie propose, une personne décide. « Analyser un tableau de chiffres » fonctionne pour repérer une tendance ou une anomalie, pas pour produire un chiffre engageant sans recalcul. Notre guide de l’automatisation des tâches précise ce qui peut tourner seul et ce qui exige une validation.

Si votre besoin n’apparaît pas, appliquez la même grille : quelle catégorie produit la forme attendue, qui relit, à quel coût total. Un besoin qui ne passe pas ce filtre reste une tâche humaine, et c’est une réponse valable.

01

Répondre aux demandes clients

Texte
Oui, à relire (jamais en envoi automatique)
Image
Non
Vidéo
Non
Audio
Partiel (standard vocal, avec supervision)
02

Rédiger des fiches produit

Texte
Oui, à relire (données fournies uniquement)
Image
Partiel (ambiance, pas le produit réel)
Vidéo
Non
Audio
Non
03

Préparer un compte rendu de réunion

Texte
Oui, à relire (propositions ≠ décisions)
Image
Non
Vidéo
Non
Audio
Partiel (transcription à vérifier)
04

Produire un visuel pour les réseaux

Texte
Partiel (texte d’accompagnement)
Image
Oui, à relire (droits, charte, mention)
Vidéo
Partiel (clip d’ambiance court)
Audio
Non
05

Former ou intégrer un collaborateur

Texte
Oui, à relire (support écrit)
Image
Partiel (illustrations)
Vidéo
Oui, à relire (présentateur virtuel, script validé)
Audio
Partiel (version audio d’un support)
06

Ajouter une voix off à un contenu

Texte
Partiel (écriture du script)
Image
Non
Vidéo
Non
Audio
Oui, à relire (écoute complète, consentement)
07

Analyser un tableau de chiffres

Texte
Partiel (tendances, anomalies ; chiffres à recalculer)
Image
Non
Vidéo
Non
Audio
Non
08

Prototyper un outil interne

Texte
Oui, à relire (code testé par un développeur)
Image
Partiel (maquette d’écran)
Vidéo
Non
Audio
Non
Tableau de décision principal : besoin métier en ligne, catégorie d’IA générative en colonne. « Oui, à relire » = utilisable avec relecture humaine ; « Partiel » = aide sur une partie du besoin ; « Non » = mauvais outil.

Ce qu’un cadre dirigeant retient avant de choisir un outil

Trois points de vigilance reviennent dans chaque décision, quel que soit l’outil IA entreprise retenu. Ils ne sont pas des freins : ils fixent les conditions dans lesquelles la délégation tient dans la durée.

Le coût total, pas l’abonnement

Le prix affiché par l’éditeur n’est qu’une partie du coût. Ajoutez le temps de prise en main, la rédaction des consignes, la relecture de chaque sortie et les corrections. Comptez aussi le temps perdu si l’outil change de version et que vos consignes cessent de fonctionner. Un outil dont le tarif est bas mais qui impose des copier-coller permanents coûte souvent plus qu’un outil intégré.

Fixez un usage, un volume et une durée de test. Mesurez le temps total avant et après. Si l’écart n’est pas net sur un mois, la tâche n’était pas la bonne candidate, ou la consigne est à revoir.

La confidentialité des données

Avant de coller un document client dans un assistant, lisez les conditions de l’offre exacte que vous utilisez. Les engagements diffèrent entre version gratuite, abonnement individuel et offre entreprise. Les trois éditeurs cités plus haut affirment ne pas entraîner leurs modèles sur les données de leurs clients professionnels. Ces déclarations valent pour les offres désignées, pas pour un compte personnel ouvert à la hâte.

Définissez ce qui ne sort jamais : données de santé, données bancaires, informations couvertes par un contrat de confidentialité. Pour le reste, une situation anonymisée permet souvent de tester la consigne sans exposer un client. Le règlement européen ajoute des obligations de transparence pour les contenus générés et les échanges avec une machine.

La dépendance à un fournisseur

Chaque processus construit autour d’un service crée une dépendance. Elle est acceptable si elle est connue. Gardez vos consignes, vos cas de test et vos documents hors de l’outil, dans un format ouvert. Ainsi, changer d’assistant redevient une décision d’une semaine et non un projet.

Évitez de laisser un outil devenir la seule mémoire d’un processus. Les fonctions de mémoire et de projets sont utiles au quotidien ; elles ne remplacent pas une documentation que l’équipe peut relire sans l’outil. La liste ci-dessous reprend ces points sous forme de contrôle avant décision.

Ces trois vigilances, la grille en trois critères et le tableau de décision constituent le cadre. Il se transmet à une équipe en une réunion. Pour le mettre en pratique sur vos cas, le parcours de formation IA de deux jours couvre la consigne, les automatisations sans code et les garde-fous. Pour une mise en place accompagnée, l’accompagnement IA de l’agence part du même cadre.

Sources

Dernière mise à jour : 19 septembre 2026

  • Claude, présentation du produit (Anthropic)Projets, connecteurs, recherche web, tâches planifiées, voix, fichiers du poste, Claude Code. Consulté le 19/09/2026.
  • Claude pour les entreprises (Anthropic)« Your prompts, data, and results are not used to train our models by default. » Consulté le 19/09/2026.
  • Gemini, présentation (Google)Génération et édition d’images, génération de vidéos, Deep Research, intégration Gmail, Docs, Vids. Consulté le 19/09/2026.
  • Gemini dans Google Workspace (Google)« Your company data is not used to train models. » Intégration Gmail, Docs, Sheets, Meet, Chat, Vids. Consulté le 19/09/2026.
  • Mistral AI, page d’accueilModèles Mistral Medium 3.5, Small 4, OCR 4 ; déploiement sur site, cloud privé, Mistral Cloud (serveurs UE). Consulté le 19/09/2026.
  • Mistral AI, assistant (page produit Le Chat)Recherche web et documents internes, création de documents, agents de code, connexion aux outils. Consulté le 19/09/2026.
  • Microsoft 365 Copilot (Microsoft)« Prompts, inputs, and responses are never used to train the models » ; permissions Microsoft 365 héritées. Consulté le 19/09/2026.
  • Qu’est-ce que Copilot (Microsoft)Copilot dans Word, Excel, PowerPoint et Teams. Consulté le 19/09/2026.
  • Adobe Firefly (Adobe)Données d’entraînement sous licence Adobe Stock et domaine public ; Content Credentials ; génération de clips vidéo. Consulté le 19/09/2026.
  • SynthesiaAvatars IA, voix dans plus de 160 langues, présentation vers vidéo, doublage ; cas d’usage formation et intégration. Consulté le 19/09/2026.
  • ElevenLabsSynthèse vocale dans plus de 70 langues, clonage de voix, doublage, agents vocaux. Consulté le 19/09/2026.
  • OpenAI, ChatGPTPage inaccessible lors de la vérification du 19/09/2026 : aucune fonctionnalité de ChatGPT n’est affirmée dans cet article ; à vérifier sur le site de l’éditeur.
  • Cadre réglementaire européen sur l’IA (Commission européenne)Règlement (UE) 2024/1689 ; obligations de transparence pour les contenus générés et les chatbots. Page mise à jour le 3 août 2026, consultée le 19/09/2026.

Appliquer ce cadre à vos propres tâches

Le parcours IA de deux jours travaille la consigne, les automatisations sans code et les garde-fous sur vos cas métier. Le programme détaille les compétences et les modalités.

En savoir plus

Questions fréquentes sur le choix d’un modèle IA

Il n’y en a pas un seul. Le meilleur modèle est celui qui traite correctement une tâche précise, dans votre environnement de travail, à un coût total acceptable relecture comprise. Testez deux ou trois assistants sur dix cas réels avec la même consigne, puis décidez pour cette tâche. Le résultat reste valable quand les classements changent.

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