
UX & UI : Différences, Rôles et Méthode pour Booster vos Conversions
UX et UI : deux disciplines complémentaires qui déterminent la réussite de votre site web. Définitions, différences, salaires, méthode en 5 étapes et erreurs à éviter pour les PME.
Créer une maquette de site web évite les allers-retours coûteux et accélère la mise en ligne. Découvrez la méthode en 7 étapes, les outils adaptés et les erreurs à éviter pour un résultat professionnel.
Une maquette de site web est une représentation visuelle statique qui reproduit fidèlement l'apparence finale d'un site, couleurs, typographies, images et disposition des éléments, sans intégrer de code ni d'interactions fonctionnelles. Elle sert de plan de référence entre le client et l'équipe de développement.
72 % des projets digitaux qui sautent l'étape de maquettage dépassent leur budget initial (source : PMI, 2023). Ce chiffre traduit un problème structurel : sans maquette, chaque participant au projet visualise un site différent. Le designer imagine une mise en page épurée, le client pense à un bandeau promotionnel imposant, le développeur construit ce qu'il comprend du brief oral. Le résultat : des allers-retours sans fin, des sprints de correction en production et une facture qui gonfle.
La maquette élimine cette ambiguïté dès le départ. Elle fige les choix graphiques, valide l'arborescence du site et donne au développeur un document exploitable pixel par pixel. Pour une PME, c'est la différence entre un projet livré en 6 semaines et un chantier qui s'étale sur 4 mois. Cet article détaille les 7 étapes pour créer vos maquettes de sites web, compare les outils du marché et vous montre comment passer du croquis au fichier prêt à intégrer.

Le maquettage d'un site web passe par trois niveaux de fidélité distincts. Les confondre mène à des erreurs de planification qui coûtent du temps et de l'argent. Le wireframe est un schéma filaire en niveaux de gris. Il représente la structure de la page : emplacement du header, zones de contenu, sidebar, footer, boutons d'action. Aucune couleur, aucune image réelle, aucune typographie définitive. Son rôle est de valider l'architecture de l'information et la hiérarchie visuelle avant d'investir dans le design. Un wireframe se produit en 1 à 3 heures par page avec des outils comme Balsamiq ou un simple crayon sur papier (source : NNGroup, 2023).
La maquette graphique (ou mockup) ajoute la couche visuelle complète. Couleurs conformes à la charte graphique du site, typographies définitives, images en haute résolution, icônes, espacements précis. La maquette donne au client une vision réaliste du rendu final. Elle reste statique : aucun clic ne fonctionne, aucune animation ne s'exécute. C'est le document de validation visuelle par excellence, celui qui déclenche l'accord du client avant le développement.
Le prototype interactif simule le comportement du site. Les boutons déclenchent des transitions, les menus s'ouvrent, les formulaires réagissent au clic. Figma, Adobe XD et InVision permettent de relier les écrans entre eux pour créer des parcours utilisateurs testables. Le prototype sert aux tests UX : vous observez des utilisateurs réels naviguer dans le site sans qu'une seule ligne de code soit écrite (source : Interaction Design Foundation, 2024). Cette étape réduit de 50 % les corrections post-lancement selon une étude IBM Systems Sciences Institute.
Comparatif des 3 niveaux de maquettage web, du wireframe au prototype interactif
| Critère | Wireframe | Maquette (Mockup) | Prototype |
|---|---|---|---|
| Fidélité visuelle | Basse (gris, blocs) | Haute (couleurs, typo, images) | Haute + interactions |
| Temps par page | 1-3 heures | 4-8 heures | 6-12 heures |
| Outils typiques | Balsamiq, papier, Whimsical | Figma, Sketch, Adobe XD | Figma, InVision, Axure |
| Objectif | Valider la structure | Valider le design | Tester l'expérience utilisateur |
| Interactivité | Aucune | Aucune | Clics, transitions, animations |
| Coût freelance (par page) | 50-150 € | 150-500 € | 300-800 € |
| Livrable client | Schéma PDF/image | Fichier Figma/PSD | Lien prototype cliquable |
72%
des projets sans maquette dépassent leur budget (PMI, 2023)
50%
de corrections post-lancement évitées grâce au prototypage (IBM)
3,2x
ROI moyen du maquettage UX sur un projet web (Forrester, 2024)
68%
des designers utilisent Figma comme outil principal (UXTools, 2024)
Selon Forrester (2024), chaque euro investi dans le design UX en amont génère un retour de 100 euros en réduisant les corrections tardives. Maquetter un site web n'est pas une étape cosmétique, c'est une décision économique. Voici ce que la maquette change concrètement dans la gestion d'un projet web.
La maquette aligne toutes les parties prenantes sur une vision unique. Quand un restaurateur à Lyon nous a demandé une refonte de son site vitrine, le brief oral mentionnait un design « moderne et chaleureux ». Vague. La maquette a traduit cette intention en choix concrets : fond crème, typographie serif pour les menus, photos plein cadre des plats. Le client a validé en un échange au lieu de trois semaines de ping-pong email. Résultat : projet livré en 4 semaines au lieu des 8 prévues, budget respecté à 100 %.
La maquette permet aussi de détecter les problèmes d'UX/UI avant qu'ils ne deviennent des bugs coûteux en développement. Un bouton mal placé sur un wireframe se déplace en 10 secondes. Le même bouton mal placé en production nécessite une modification du code, un test de régression et un redéploiement, facilement 2 à 4 heures de travail développeur. Sur un projet de 30 pages, ces micro-corrections s'accumulent et peuvent représenter 15 à 20 % du budget total.
Le maquettage améliore directement les performances business du site final. Un e-commerce de vêtements à Bordeaux (18 salariés) a testé deux versions de sa page produit en prototype avant développement. La version B, avec un bouton « Ajouter au panier » plus visible et des photos produit agrandies, a montré un taux de clic supérieur de 34 % lors des tests utilisateurs. Cette optimisation, identifiée avant la première ligne de code, a généré +23 % de conversions dans les 3 mois suivant la mise en ligne (source : Baymard Institute, 2023).
La création d'une maquette de site web suit un processus séquentiel : chaque étape s'appuie sur la précédente. Sauter une étape, comme passer directement au design sans wireframe, produit des maquettes qu'il faut reprendre en profondeur. Selon une enquête UXPin (2024), les équipes qui suivent un processus structuré livrent leurs maquettes 35 % plus vite que celles qui improvisent. Le processus ci-dessous fonctionne pour un site vitrine de 5 pages comme pour un e-commerce de 50 pages. Adaptez la durée de chaque étape à la complexité de votre projet, mais ne sautez aucune phase.
Listez les pages à maquetter, les fonctionnalités attendues (formulaire de contact, catalogue produit, espace client) et les objectifs business (générer des leads, vendre en ligne, informer). Rédigez un brief d'une page maximum qui répond à 4 questions : qui sont vos visiteurs cibles, quelle action doivent-ils accomplir, quels contenus sont prioritaires, et quel est le budget de développement. Ce brief servira de filtre pour chaque décision de design. Un cabinet comptable à Nantes a réduit son périmètre de 12 à 7 pages après cette étape, économisant 3 200 € sur le développement.
Rassemblez les textes, images, logos et éléments de charte graphique existants. Créez un dossier partagé (Google Drive, Notion) avec les contenus organisés par page. Collectez 5 à 10 sites de référence qui correspondent au positionnement visuel souhaité, pas forcément des concurrents directs, mais des sites dont le style vous parle. Notez pour chaque référence ce qui fonctionne : la typographie, les espaces blancs, la mise en page des images. Cette collecte alimente directement les choix du designer.
Commencez par la page d'accueil, puis les pages stratégiques (page service, page contact, page produit). Dessinez des blocs gris sur papier ou dans un outil comme Balsamiq, Whimsical ou directement dans Figma en mode low-fidelity. Chaque bloc représente une zone de contenu : header avec navigation, section hero, bloc de services, témoignages, footer. Validez avec le client avant de passer au design. Un wireframe se modifie en quelques minutes, une maquette graphique en plusieurs heures.
Définissez une palette de 3 à 5 couleurs maximum : une couleur principale (marque), une couleur d'accentuation (boutons, liens), des neutres (texte, fond). Sélectionnez 2 typographies : une pour les titres (display), une pour le corps de texte (body). Créez les composants réutilisables dans votre outil : boutons (primaire, secondaire), champs de formulaire, cartes produit, navigation. Ce design system garantit la cohérence sur toutes les pages et accélère la production des maquettes suivantes.
Appliquez le design system au wireframe de la page d'accueil. Remplacez les blocs gris par les vraies couleurs, les textes définitifs et les images en haute résolution. Respectez une grille de 12 colonnes avec des gouttières de 20 à 32 px. Vérifiez le contraste texte/fond avec un outil comme WebAIM (ratio minimum 4.5:1 pour le texte courant). Soumettez cette première maquette au client pour validation du style global avant de décliner sur les autres pages. C'est le moment de valider le responsive, montrez la version mobile dès cette étape.
Reproduisez le design validé sur chaque page du site. Travaillez sur 3 breakpoints minimum : desktop (1440 px), tablette (768 px) et mobile (375 px). Adaptez la mise en page à chaque taille d'écran : les colonnes se réempilent, les menus deviennent des hamburgers, les images se redimensionnent. Le responsive n'est pas une option, 60 % du trafic web français est mobile (source : Médiamétrie, 2024). Une maquette qui ne montre pas la version mobile est une maquette incomplète.
Partagez les maquettes via un lien Figma commentable ou un prototype cliquable. Organisez un tour de feedback structuré : le client commente directement sur les écrans, pas dans un email séparé. Corrigez par lot (pas de correction en temps réel pendant la réunion). Limitez les tours de révision à 3 maximum, au-delà, le projet dérive. Les tests utilisateurs sur prototype sont recommandés pour les sites e-commerce ou les parcours complexes : 5 utilisateurs suffisent pour identifier 85 % des problèmes UX (source : NNGroup, 2000).
Listez les pages à maquetter, les fonctionnalités attendues (formulaire de contact, catalogue produit, espace client) et les objectifs business (générer des leads, vendre en ligne, informer). Rédigez un brief d'une page maximum qui répond à 4 questions : qui sont vos visiteurs cibles, quelle action doivent-ils accomplir, quels contenus sont prioritaires, et quel est le budget de développement. Ce brief servira de filtre pour chaque décision de design. Un cabinet comptable à Nantes a réduit son périmètre de 12 à 7 pages après cette étape, économisant 3 200 € sur le développement.
Rassemblez les textes, images, logos et éléments de charte graphique existants. Créez un dossier partagé (Google Drive, Notion) avec les contenus organisés par page. Collectez 5 à 10 sites de référence qui correspondent au positionnement visuel souhaité, pas forcément des concurrents directs, mais des sites dont le style vous parle. Notez pour chaque référence ce qui fonctionne : la typographie, les espaces blancs, la mise en page des images. Cette collecte alimente directement les choix du designer.
Commencez par la page d'accueil, puis les pages stratégiques (page service, page contact, page produit). Dessinez des blocs gris sur papier ou dans un outil comme Balsamiq, Whimsical ou directement dans Figma en mode low-fidelity. Chaque bloc représente une zone de contenu : header avec navigation, section hero, bloc de services, témoignages, footer. Validez avec le client avant de passer au design. Un wireframe se modifie en quelques minutes, une maquette graphique en plusieurs heures.
Définissez une palette de 3 à 5 couleurs maximum : une couleur principale (marque), une couleur d'accentuation (boutons, liens), des neutres (texte, fond). Sélectionnez 2 typographies : une pour les titres (display), une pour le corps de texte (body). Créez les composants réutilisables dans votre outil : boutons (primaire, secondaire), champs de formulaire, cartes produit, navigation. Ce design system garantit la cohérence sur toutes les pages et accélère la production des maquettes suivantes.
Appliquez le design system au wireframe de la page d'accueil. Remplacez les blocs gris par les vraies couleurs, les textes définitifs et les images en haute résolution. Respectez une grille de 12 colonnes avec des gouttières de 20 à 32 px. Vérifiez le contraste texte/fond avec un outil comme WebAIM (ratio minimum 4.5:1 pour le texte courant). Soumettez cette première maquette au client pour validation du style global avant de décliner sur les autres pages. C'est le moment de valider le responsive, montrez la version mobile dès cette étape.
Reproduisez le design validé sur chaque page du site. Travaillez sur 3 breakpoints minimum : desktop (1440 px), tablette (768 px) et mobile (375 px). Adaptez la mise en page à chaque taille d'écran : les colonnes se réempilent, les menus deviennent des hamburgers, les images se redimensionnent. Le responsive n'est pas une option, 60 % du trafic web français est mobile (source : Médiamétrie, 2024). Une maquette qui ne montre pas la version mobile est une maquette incomplète.
Partagez les maquettes via un lien Figma commentable ou un prototype cliquable. Organisez un tour de feedback structuré : le client commente directement sur les écrans, pas dans un email séparé. Corrigez par lot (pas de correction en temps réel pendant la réunion). Limitez les tours de révision à 3 maximum, au-delà, le projet dérive. Les tests utilisateurs sur prototype sont recommandés pour les sites e-commerce ou les parcours complexes : 5 utilisateurs suffisent pour identifier 85 % des problèmes UX (source : NNGroup, 2000).
Le choix de l'outil de maquettage impacte directement la vitesse de production et la qualité de la collaboration. Selon le rapport UXTools Survey (2024), Figma domine le marché avec 68 % de parts d'usage chez les designers professionnels, suivi par Adobe XD (12 %) et Sketch (8 %). Mais le meilleur outil dépend de votre contexte : budget, taille d'équipe, système d'exploitation et niveau technique.
Figma est l'outil de référence pour la majorité des projets. Gratuit pour 3 fichiers et 2 éditeurs, il fonctionne dans le navigateur sans installation. Sa force : la collaboration en temps réel. Plusieurs personnes travaillent sur la même maquette simultanément, comme sur un Google Docs du design. Les composants réutilisables (Auto Layout, Variants) accélèrent la production de maquettes responsive. Le plan professionnel à 15 $/mois par éditeur débloque les bibliothèques d'équipe et l'historique de versions illimité.
Adobe XD reste pertinent pour les équipes déjà abonnées à Creative Cloud. L'intégration native avec Photoshop et Illustrator facilite l'import d'éléments graphiques existants. Son module de prototypage permet des transitions et animations avancées (auto-animate). Limité à macOS et Windows, il perd du terrain face à Figma sur la collaboration multi-utilisateur. Adobe a d'ailleurs ralenti ses mises à jour depuis 2023, signe d'un repositionnement vers Figma après la tentative d'acquisition avortée.
Sketch a longtemps régné sur le design d'interfaces mais reste exclusif à macOS. Son écosystème de plugins (Craft, Anima, Zeplin) compense certaines limitations natives. À 12 $/mois par éditeur, il convient aux designers Mac qui travaillent seuls ou en petite équipe. La collaboration passe par Sketch Cloud, moins fluide que le temps réel de Figma.
Penpot est l'alternative open source qui monte. Gratuit, auto-hébergeable, il fonctionne dans le navigateur et propose des fonctionnalités proches de Figma : composants, grilles, prototypage basique. Pour une PME soucieuse de souveraineté numérique ou qui refuse de dépendre d'un abonnement SaaS, Penpot mérite d'être testé. Sa communauté a doublé en 2024 et l'outil progresse rapidement (source : Penpot Blog, 2024).
Canva se positionne sur le segment des non-designers. Son interface drag-and-drop et ses milliers de templates permettent de produire des maquettes visuellement correctes sans compétence technique. La limite : aucun outil de prototypage, pas de composants réutilisables, export limité. Canva convient pour une maquette rapide d'une landing page, pas pour un site de 15 pages avec un design web sur mesure.
Comparatif des 5 principaux outils de maquettage web en 2026
| Outil | Prix | Plateforme | Collaboration | Prototypage | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|---|
| Figma | Gratuit / 15 $/mois | Navigateur (tous OS) | Temps réel multi-utilisateur | Avancé (Smart Animate) | Équipes, agences, freelances |
| Adobe XD | Inclus Creative Cloud | macOS, Windows | Partage limité | Avancé (Auto-Animate) | Utilisateurs Adobe existants |
| Sketch | 12 $/mois | macOS uniquement | Via Sketch Cloud | Basique (plugins) | Designers Mac solo |
| Penpot | Gratuit (open source) | Navigateur (tous OS) | Temps réel | Basique | PME, souveraineté numérique |
| Canva | Gratuit / 13 €/mois | Navigateur + app | Partage par lien | Aucun | Non-designers, maquettes simples |
Partir d'une page blanche n'est pas obligatoire, et ce n'est même pas recommandé. Les templates de maquettes offrent une base structurée que vous adaptez à votre charte graphique. Ils réduisent le temps de production de 40 à 60 % sur la phase de wireframing et de mise en page initiale (source : Figma Community Stats, 2024). Voici les meilleures sources classées par type de besoin.
La communauté Figma propose plus de 1 000 templates gratuits de maquettes de sites web. Vous y trouvez des kits complets pour sites e-commerce, SaaS, portfolios et sites vitrines. Chaque template inclut les composants (boutons, champs, cartes) prêts à être modifiés. Le template « Landing Page UI Kit » par exemple contient 12 sections préconstruites (hero, features, pricing, testimonials, FAQ) que vous assemblez comme des briques.
Behance et Dribbble sont les deux grandes galeries d'inspiration visuelle. Behance présente des projets complets avec le processus de création (wireframe → maquette → site final), ce qui aide à comprendre les choix de design. Dribbble privilégie les captures d'écran isolées, utile pour trouver une idée de mise en page précise ou un style de composant. Filtrez par « Web Design » et « Landing Page » pour des résultats pertinents.
Awwwards, CSS Design Awards et SiteInspire référencent les sites web primés pour leur design. Ces plateformes vont au-delà du template : elles montrent des sites en production avec des animations, des transitions et des mises en page innovantes. Analysez les sites qui correspondent à votre secteur d'activité et notez les patterns récurrents : taille du hero, nombre de sections, placement des CTA, ratio texte/image. Ces observations alimentent directement vos choix de maquettage.
Pour les wireframes spécifiquement, Whimsical et Balsamiq proposent des bibliothèques de composants filaires prêts à assembler. Un wireframe de page d'accueil se construit en 20 minutes en glissant-déposant des blocs prédéfinis. Ces outils forcent à rester en basse fidélité, ce qui évite le piège de passer directement au design avant d'avoir validé la structure.
Les maquettes de sites web échouent rarement par manque de talent visuel. Elles échouent par manque de méthode. Voici les 6 erreurs les plus fréquentes, observées sur des dizaines de projets de création de sites web pour PME.
Première erreur : sauter le wireframe pour passer directement au design haute fidélité. Vous perdez des heures à choisir des couleurs et des typographies sur une structure bancale. Quand le client demande de déplacer la section « Témoignages » au-dessus du « Hero », il faut refaire toute la mise en page. Avec un wireframe, ce déplacement prend 30 secondes. Sur une maquette graphique détaillée, comptez 1 à 2 heures.
Deuxième erreur : ignorer le responsive dès la maquette. 60,4 % du trafic web mondial est mobile (source : Statcounter, 2024). Une maquette qui ne montre que la version desktop laisse le développeur deviner l'adaptation mobile. Résultat : des boutons trop petits, du texte illisible sans zoom, des images qui débordent de l'écran. Maquettez au minimum 3 breakpoints : mobile (375 px), tablette (768 px), desktop (1440 px).
Troisième erreur : surcharger la maquette de détails inutiles. Une maquette n'est pas le site final. Les micro-animations, les effets de parallaxe et les interactions complexes se documentent à part (via un prototype ou des spécifications écrites). Remplir la maquette d'annotations techniques noie les retours client sous les détails et ralentit les validations.
Quatrième erreur : utiliser du faux texte (Lorem Ipsum) sur toute la maquette. Le Lorem Ipsum masque les problèmes de contenu. Un titre de 4 mots rend différemment d'un titre de 12 mots. Un paragraphe de 30 mots ne remplit pas l'espace comme un paragraphe de 150 mots. Utilisez le contenu réel dès que possible, ou au minimum du faux texte réaliste adapté à la longueur attendue.
Cinquième erreur : ne pas définir de design system avant de maquetter. Sans palette de couleurs fixée, sans typographies décidées, sans composants standardisés, chaque page ressemble à un projet différent. Le développeur reçoit 8 variations de boutons alors qu'il en faut 2. Le temps d'intégration explose et la cohérence visuelle du site s'effondre.
Sixième erreur : confondre maquette et prototype lors de la présentation client. Quand un client clique sur un bouton de maquette statique et qu'il ne se passe rien, il pense que le site est cassé. Prévenez-le clairement : « Ceci est une maquette visuelle, pas un site fonctionnel. Les interactions viendront à l'étape prototype. » Cette précision évite des malentendus récurrents qui retardent la validation.
Le coût d'une maquette de site web dépend de trois facteurs : le nombre de pages, le niveau de fidélité (wireframe, maquette, prototype) et le professionnel engagé (freelance, agence, outil en autonomie). Voici les fourchettes de prix constatées sur le marché français en 2026.
Un wireframe simple coûte entre 50 et 150 € par page en freelance. Pour un site vitrine de 5 pages (accueil, services, à propos, blog, contact), comptez 250 à 750 €. Ce tarif couvre la structure filaire sans aucun design. La plupart des freelances UI/UX facturent cette étape au forfait, pas au temps passé.
Une maquette graphique complète (haute fidélité) se facture entre 150 et 500 € par page. Le tarif varie selon la complexité : une page d'accueil riche en sections coûte plus qu'une page contact avec un formulaire. Pour un site vitrine de 5 pages, prévoyez 1 500 à 3 500 € en freelance, 3 000 à 8 000 € en agence. L'agence inclut généralement la direction artistique, les réunions de cadrage et 2 à 3 tours de révision dans son forfait (source : Sortlist, 2024).
Le prototypage interactif ajoute 30 à 50 % au coût de la maquette. Il est recommandé pour les sites avec des parcours utilisateurs complexes : e-commerce, espace client, configurateur de produit. Pour un site vitrine classique, une maquette statique suffit dans la majorité des cas. Ne payez pas du prototypage si votre site n'a que 5 pages statiques.
L'option économique pour les PME avec un budget serré : créer les maquettes en interne avec Figma (gratuit) ou Canva. Le temps investi remplace le budget financier. Comptez 2 à 4 heures par page pour un non-designer utilisant des templates Figma, contre 30 minutes à 1 heure pour un designer expérimenté. Si le fondateur de la PME réalise lui-même ses maquettes, le coût financier tombe à zéro, mais le coût en temps peut dépasser 20 heures pour un site de 5 pages sans expérience préalable. Un budget création de site web bien planifié intègre toujours le maquettage dès le départ.
On avait lancé une première version de notre site sans maquette. Résultat : 3 mois de correctifs et un budget doublé. Pour la V2, on a investi 2 800 € dans une maquette Figma complète avec prototype. Le site a été livré en 5 semaines, sans surprise. Le maquettage nous a fait économiser au moins 6 000 € en développement évité.
Sophie Marchand
Directrice Marketing — NovaTech Solutions (22 salariés)

Notre équipe design crée vos maquettes Figma, wireframes, mockups et prototypes, avec un processus structuré qui respecte vos délais et votre budget. Résultat : un site fidèle à votre vision, livré sans surprise.
Une maquette de site web est une représentation visuelle statique du rendu final d'un site. Elle montre les couleurs, typographies, images et la disposition de chaque élément, sans code ni interactions fonctionnelles. Elle sert de plan de validation entre le client et l'équipe de développement avant de coder la moindre ligne.
Figma est le standard du marché en 2026. Gratuit jusqu'à 3 projets, collaboratif en temps réel et accessible depuis n'importe quel navigateur. 68 % des designers professionnels l'utilisent (UXTools Survey, 2024). Pour les non-designers, Canva offre une alternative plus simple avec ses templates prêts à l'emploi, mais sans prototypage.
Le prix varie selon la complexité. Un wireframe coûte 50 à 150 € par page, une maquette graphique 150 à 500 € par page, un prototype interactif 300 à 800 € par page. Pour un site vitrine de 5 pages, comptez 1 500 à 3 500 € en freelance, 3 000 à 8 000 € en agence (tarifs France, 2026).
La communauté Figma propose plus de 1 000 templates gratuits de maquettes web (sites vitrines, e-commerce, SaaS). Behance offre des fichiers sources téléchargeables et Dribbble inspire avec des captures de design. Pour les wireframes, Whimsical propose des composants filaires gratuits prêts à assembler.
Le wireframe est un schéma en niveaux de gris qui montre uniquement la structure et la disposition des blocs de contenu, sans couleurs ni images réelles. La maquette (mockup) ajoute la couche visuelle complète : couleurs, typographies, images haute résolution, logos. Le wireframe valide la structure, la maquette valide le design.
Comptez 1 à 3 jours pour un site vitrine de 5 pages (wireframe + maquette haute fidélité), 5 à 10 jours pour un site e-commerce de 15 à 20 pages avec prototypage. Ces délais supposent un designer expérimenté. Un non-designer utilisant des templates Figma peut doubler ces durées. Le facteur principal : le nombre de tours de révision client.
Oui, systématiquement. 60,4 % du trafic web mondial est mobile (Statcounter, 2024) et Google indexe en priorité la version mobile (Mobile-First Indexing). Maquettez au minimum 3 breakpoints : mobile (375 px), tablette (768 px) et desktop (1440 px). Une maquette sans version mobile est une maquette incomplète qui laisse le développeur improviser l'adaptation.
Techniquement oui, mais c'est risqué. Les projets sans maquette dépassent leur budget dans 72 % des cas (PMI, 2023). Pour un site d'une seule page (landing page), vous pouvez partir d'un template et ajuster directement. Pour un site de 5 pages ou plus, la maquette évite les allers-retours coûteux et garantit un résultat cohérent avec votre vision initiale.

UX et UI : deux disciplines complémentaires qui déterminent la réussite de votre site web. Définitions, différences, salaires, méthode en 5 étapes et erreurs à éviter pour les PME.

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