Agence, freelance ou no-code ?
Choisir entre une agence web, un freelance et un constructeur no-code n'est pas une question de budget uniquement. C'est une question de risque, de suivi et de ce que vous savez gérer en interne.
Les constructeurs no-code (Wix, Squarespace, Jimdo) permettent de lancer un site rapidement pour quelques centaines d'euros par an. Ils sont parfaits pour valider une idée, tenir une présence minimale en ligne ou gérer un site perso. Mais leurs limites apparaissent vite : personnalisation bornée, performances SEO souvent médiocres, impossibilité d'intégrer des fonctionnalités spécifiques. Et surtout, vous êtes propriétaire du contenu mais locataire de la plateforme. Si Wix change ses tarifs ou ferme, vous repartez de zéro.
Un freelance compétent peut produire un résultat excellent pour un budget de 2 000 à 8 000 €. C'est souvent le meilleur rapport qualité-prix pour des projets de taille modeste. L'inconvénient ? La dépendance à une seule personne. Si votre freelance tombe malade, change de vie ou disparaît, votre projet est en suspens. Sur des sites vitrine simples, ce risque est acceptable. Sur des projets e-commerce avec des milliers de références et des enjeux business forts, c'est une vulnérabilité réelle.
Une agence web apporte une structure, une équipe pluridisciplinaire (designer, développeur, chef de projet, SEO) et une continuité de service. Le ticket d'entrée est plus élevé, rarement en dessous de 5 000 € pour quelque chose de sérieux, mais le suivi, la méthodologie et la garantie de résultat justifient cet écart pour les projets à enjeux. Certaines agences, comme La Refonte, se spécialisent sur des typologies précises de projets, ce qui se traduit par une exécution plus affûtée sur leur domaine de prédilection.
Un conseil pratique : quel que soit votre prestataire, demandez systématiquement des références sur des projets similaires au vôtre. Un portfolio rempli de sites institutionnels pour des grandes entreprises ne vous dit rien sur sa capacité à créer un site e-commerce performant pour une PME artisanale.
Comment obtenir le meilleur rapport qualité-prix ?
Le meilleur devis n'est pas le moins cher. C'est celui qui correspond exactement à ce dont vous avez besoin, ni en dessous (vous paierez les manques plus tard), ni au-dessus (vous financez des fonctionnalités que vous n'utiliserez jamais).
Commencez par définir vos objectifs business précis avant de consulter quoi que ce soit. "Avoir un beau site" n'est pas un objectif. "Générer 20 demandes de devis par mois" en est un. "Vendre en ligne avec un panier moyen de 150 €" en est un autre. Le cahier des charges qui en découle sera radicalement différent, et le budget aussi. Notre guide sur le cahier des charges web vous aide à formaliser ce besoin avant d'approcher les prestataires.
Ensuite, demandez trois devis minimum, mais ne choisissez pas sur le prix seul. Évaluez la qualité des questions que pose le prestataire lors de la réunion de découverte. Un bon prestataire cherche à comprendre votre métier, vos clients, votre cycle de vente. Un prestataire qui vous envoie un devis standardisé 24 heures après un premier échange de 20 minutes sans avoir posé une seule question approfondie ? Méfiance.
Vérifiez qui fait quoi. Certaines agences externalisent le développement en Asie de l'Est ou en Europe de l'Est. Ce n'est pas forcément un problème si c'est bien géré et transparent, mais ça peut l'être en termes de communication, de fuseaux horaires et de garantie qualité. D'autres sous-traitent le design à des freelances. L'important est de savoir exactement qui sera responsable de chaque aspect de votre projet.
Enfin, pensez au coût total de possession sur 3 ans, pas uniquement au prix de création. Un site à 3 000 € chez un freelance peu expérimenté qui nécessite 5 000 € de corrections en 18 mois est plus coûteux qu'un site à 7 000 € bien construit qui tourne sans encombre pendant 3 ans. C'est une logique d'investissement, pas d'achat.