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Core Web Vitals : Le Guide Complet pour Booster la Performance de votre Site

Votre site rame, Google vous pénalise et vos visiteurs fuient ? Les Core Web Vitals sont peut-être la clé. Découvrez comment ces métriques de performance impactent votre référencement et comment les optimiser.

Rémi Segura
#CaptainRefonte
#CaptainRefonte
Rémi Segura
22 Fevrier 202610 min de lecture

Ce qu'il faut retenir

  • Point cléLes Core Web Vitals sont un facteur de classement Google depuis 2021.
  • Point cléTrois métriques clés : LCP (chargement), INP (interactivité), CLS (stabilité visuelle).
  • Point cléPageSpeed Insights et la Search Console permettent de mesurer vos scores.
  • Point cléDes Core Web Vitals médiocres peuvent justifier une refonte de site.

Votre site met 5 secondes à charger. Les images sautent dans tous les sens. Les boutons ne répondent pas immédiatement au clic. Résultat : vos visiteurs partent avant même d'avoir vu votre offre, et Google vous relègue en page 2.

Ce scénario, c'est celui de milliers de sites web qui ignorent les Core Web Vitals. Ces trois métriques, introduites par Google en 2021, mesurent l'expérience réelle de vos utilisateurs. Mauvais scores = mauvais référencement. C'est aussi simple que ça.

Dans ce guide, on décortique chaque métrique, on vous montre comment les mesurer, et surtout comment les améliorer. Que vous puissiez optimiser vous-même ou que vous ayez besoin d'une refonte de site complète, vous saurez exactement où vous en êtes.

Qu'est-ce que les Core Web Vitals ?

Les Core Web Vitals (ou "Signaux Web Essentiels" en français) sont un ensemble de métriques définies par Google pour évaluer la qualité de l'expérience utilisateur sur un site web. Concrètement, ils répondent à trois questions fondamentales :

1. Le site charge-t-il rapidement ? C'est le LCP (Largest Contentful Paint). Il mesure le temps nécessaire pour afficher le contenu principal de la page.

2. Le site réagit-il immédiatement aux actions ? C'est l'INP (Interaction to Next Paint). Il mesure la réactivité du site aux clics, taps et entrées clavier.

3. Le contenu reste-t-il stable visuellement ? C'est le CLS (Cumulative Layout Shift). Il mesure les décalages inattendus des éléments pendant le chargement.

Ces trois métriques ne sont pas des indicateurs techniques abstraits. Elles reflètent ce que vos visiteurs ressentent réellement en naviguant sur votre site. Un client qui voit son bouton "Acheter" sauter au moment où il clique, ou qui attend 4 secondes avant de voir votre page d'accueil, c'est un client perdu.

Schéma des signaux d'expérience de page Google incluant les Core Web Vitals
Les Core Web Vitals font partie des signaux d'expérience de page utilisés par Google pour le classement.

Les 3 métriques expliquées simplement

LCP — Largest Contentful Paint

Le LCP mesure le temps de chargement perçu. Plus précisément, c'est le moment où le plus grand élément visible de la page (souvent une image hero ou un bloc de texte) s'affiche à l'écran.

Imaginez un prospect qui tape "refonte site web prix" dans Google et clique sur votre article. Le LCP, c'est le temps entre son clic et le moment où il voit réellement du contenu utile. Pas le spinner de chargement. Pas une page blanche. Du vrai contenu.

Un bon LCP doit être inférieur à 2,5 secondes. Au-delà de 4 secondes, Google considère que l'expérience est mauvaise.

INP — Interaction to Next Paint

L'INP a remplacé le FID (First Input Delay) en mars 2024. Il mesure la réactivité globale de votre site aux interactions utilisateur.

Le principe : quand un visiteur clique sur un bouton, tape au clavier ou utilise un élément interactif, combien de temps met la page à répondre visuellement ? Un site qui "freeze" pendant 500ms après un clic donne une impression de lenteur insupportable.

L'objectif : rester sous les 200 millisecondes. Au-delà de 500ms, vos utilisateurs perçoivent le site comme lent et peu professionnel.

CLS — Cumulative Layout Shift

Le CLS mesure la stabilité visuelle. C'est le fameux problème où vous commencez à lire un paragraphe, et soudain tout se décale vers le bas parce qu'une pub ou une image vient de charger.

Un exemple concret : vous naviguez sur un site e-commerce, vous voulez cliquer sur "Ajouter au panier", et au dernier moment une bannière apparaît. Vous cliquez sur "S'abonner à la newsletter" à la place. Frustrant, non ?

Le CLS doit rester sous 0,1. Un score supérieur à 0,25 est considéré comme mauvais par Google.

Seuils officiels des Core Web Vitals selon Google

LCP (chargement)

Bon
≤ 2,5s
À améliorer
2,5s - 4s
Mauvais
> 4s

INP (interactivité)

Bon
≤ 200ms
À améliorer
200ms - 500ms
Mauvais
> 500ms

CLS (stabilité)

Bon
≤ 0,1
À améliorer
0,1 - 0,25
Mauvais
> 0,25

Pourquoi Google s'y intéresse autant ?

Google veut que les utilisateurs trouvent des réponses pertinentes sur des sites agréables à utiliser. Si le premier résultat de recherche est un site qui met 6 secondes à charger et où tout bouge dans tous les sens, l'utilisateur reviendra sur Google et cliquera sur un autre résultat. Mauvais pour tout le monde.

Depuis mai 2021, les Core Web Vitals font partie des signaux de classement Google. Ce n'est pas le seul facteur — loin de là — mais à pertinence égale entre deux sites, celui avec de meilleurs Core Web Vitals sera favorisé.

Google a également intégré ces métriques dans plusieurs de ses outils : Search Console, PageSpeed Insights, Chrome DevTools. Le message est clair : la performance n'est plus optionnelle.

Pour un site e-commerce ou un site vitrine qui génère des leads, l'enjeu dépasse le SEO. Une étude interne de Google montre qu'une amélioration de 0,1 seconde du temps de chargement augmente les conversions de 8%. Pour un site qui fait 100 000€ de CA annuel, c'est 8 000€ de plus. Juste en optimisant la performance.

Si vous avez déjà réalisé un audit de site internet, vous savez que la performance technique est l'un des premiers points analysés. Les Core Web Vitals en sont la version condensée et officielle.

Comment mesurer vos Core Web Vitals

Mesurer, c'est bien. Comprendre ce qu'on mesure, c'est mieux. Il existe deux types de données : les données de laboratoire (tests simulés) et les données de terrain (utilisateurs réels).

Données de laboratoire : Ce sont des tests effectués dans des conditions contrôlées (connexion standardisée, appareil simulé). Utiles pour diagnostiquer et optimiser, mais elles ne reflètent pas l'expérience de vos vrais visiteurs.

Données de terrain (CrUX) : Ce sont les métriques collectées auprès de vrais utilisateurs Chrome qui visitent votre site. C'est ce que Google utilise pour le classement. La vérité, c'est ces données-là.

Interface de PageSpeed Insights montrant les scores Core Web Vitals sur mobile
PageSpeed Insights affiche les données de terrain (utilisateurs réels) et les données de laboratoire.
  • PageSpeed Insights : L'outil de référence. Entrez une URL, obtenez vos scores en 30 secondes. Gratuit et accessible à tous.
  • Google Search Console : Le rapport "Signaux Web Essentiels" montre les performances de toutes vos pages. Indispensable pour un suivi global.
  • Chrome DevTools : L'onglet Performance permet des analyses détaillées. Pour les développeurs.
  • Lighthouse : Intégré à Chrome, il génère des rapports complets avec des recommandations d'optimisation.
  • Web Vitals Extension : Une extension Chrome qui affiche les Core Web Vitals en temps réel pendant la navigation.

Comment améliorer le LCP

Le LCP lent est souvent causé par des images non optimisées, un serveur qui répond lentement, ou des ressources qui bloquent le rendu. Voici les leviers d'action :

Optimisez vos images. Les images représentent souvent 50% du poids d'une page. Utilisez des formats modernes (WebP, AVIF), compressez-les, et définissez des dimensions explicites. Une image hero de 3 Mo sur votre page d'accueil, c'est un crime contre le LCP.

Améliorez le temps de réponse serveur (TTFB). Si votre serveur met 2 secondes à répondre, impossible d'avoir un LCP correct. Solutions : CDN, cache, upgrade d'hébergement, optimisation des requêtes base de données.

Éliminez les ressources bloquantes. JavaScript et CSS chargés de manière synchrone retardent l'affichage. Différez ce qui peut l'être, inlinez le CSS critique, lazy-loadez le reste.

Utilisez le préchargement. L'attribut preload permet d'indiquer au navigateur de charger en priorité certaines ressources (fontes, images LCP). Gagner 500ms sur le LCP, c'est parfois aussi simple qu'une ligne de code.

Comment améliorer l'INP

L'INP mesure la réactivité. Un mauvais INP signifie généralement que JavaScript monopolise le thread principal du navigateur, rendant l'interface non responsive.

Réduisez le JavaScript. Chaque kilooctet de JS doit être parsé, compilé et exécuté. Supprimez le code mort, splitez vos bundles, lazy-loadez les fonctionnalités non critiques.

Évitez les tâches longues. Une tâche JS qui prend plus de 50ms bloque le thread principal et empêche le navigateur de répondre aux interactions. Découpez les tâches longues avec yield() ou requestIdleCallback.

Utilisez les Web Workers. Pour les calculs lourds, déportez le traitement dans un Web Worker. Le thread principal reste disponible pour les interactions.

Optimisez les gestionnaires d'événements. Un onclick qui déclenche 200 opérations synchrones, c'est un INP désastreux. Débranchez ce qui n'est pas essentiel, utilisez des patterns asynchrones.

Un site WordPress avec 47 plugins qui chargent chacun leur JS ? Voilà un candidat idéal pour une refonte WordPress orientée performance.

Comment améliorer le CLS

Le CLS, c'est la métrique la plus simple à comprendre et souvent la plus facile à corriger. Le problème : des éléments qui n'ont pas de dimensions réservées et qui "poussent" le contenu quand ils se chargent.

Définissez toujours les dimensions des images et vidéos. Les attributs width et height permettent au navigateur de réserver l'espace avant le chargement. Pas de dimensions = décalage garanti.

Réservez l'espace pour les publicités et embeds. Les pubs qui apparaissent soudainement et décalent tout le contenu sont le cauchemar du CLS. Utilisez des conteneurs de taille fixe.

Évitez d'insérer du contenu au-dessus du contenu existant. Une bannière "cookie" qui apparaît en haut de page et pousse tout vers le bas ? Un shift. Préférez les banners en bas ou des overlays qui ne décalent rien.

Chargez les fontes correctement. Une fonte système qui se fait remplacer par une fonte custom après 2 secondes cause un shift. Utilisez font-display: swap et préchargez vos fontes.

Le CLS est souvent le symptôme d'un développement rapide sans attention aux détails. Une refonte bien pensée intègre ces contraintes dès le design.

Quand l'optimisation ne suffit plus

  • Scores Core Web Vitals dans le rouge sur plus de 50% des pages
  • Architecture technique obsolète (vieux CMS, code legacy)
  • Chaque optimisation crée de nouveaux problèmes
  • Le coût de maintenance dépasse le coût d'une refonte

Quand une refonte devient nécessaire

Optimiser un site existant, c'est bien. Mais parfois, la dette technique est telle que chaque amélioration coûte plus cher que la précédente. Le code est un château de cartes, le thème WordPress date de 2015, et les plugins se battent entre eux.

Voici les signes qu'une refonte est plus rentable que l'optimisation :

Votre site a plus de 5 ans et n'a jamais été modernisé techniquement. Les standards du web évoluent vite. Un site construit en 2019 sans mise à jour structurelle utilise probablement des pratiques obsolètes.

Les Core Web Vitals sont dans le rouge malgré plusieurs tentatives d'optimisation. Si vous avez déjà compressé les images, ajouté un CDN, optimisé le cache, et que les scores restent mauvais, le problème est structurel.

Le site n'est pas responsive ou le code mobile est une surcouche bricolée. Google utilise l'indexation mobile-first. Un site mal adapté au mobile souffre doublement : mauvais Core Web Vitals ET mauvais classement.

L'architecture ne permet pas les optimisations nécessaires. Certains builders visuels ou thèmes génèrent du code tellement lourd qu'aucune optimisation ne peut compenser.

Dans ces cas, la refonte de site web n'est pas un luxe, c'est un investissement rentable. Un site moderne, léger et bien architecturé aura de bons Core Web Vitals par défaut. Et vous n'aurez pas besoin de passer 3 jours à chaque mise à jour pour éviter les régressions.

Si vous hésitez, commencez par une analyse de l'impact SEO d'une refonte. Les Core Web Vitals ne sont qu'un des nombreux bénéfices d'un site moderne.

Conclusion

Les Core Web Vitals ne sont pas une mode passagère. Ils reflètent une réalité : les utilisateurs veulent des sites rapides, réactifs et stables. Google ne fait que formaliser ce que vos visiteurs pensent déjà.

La bonne nouvelle : ces métriques sont mesurables et actionnables. Vous pouvez voir vos scores aujourd'hui, identifier les problèmes, et mesurer l'impact de vos optimisations demain.

La question n'est pas "faut-il s'en préoccuper ?" mais "combien de temps pouvez-vous vous permettre d'attendre ?". Chaque jour avec de mauvais Core Web Vitals, c'est du trafic perdu et des conversions manquées.

Commencez par un diagnostic. Ouvrez PageSpeed Insights, testez vos pages clés, notez les résultats. Si les scores sont dans le vert, félicitations. S'ils sont dans le rouge, vous savez maintenant quoi faire — ou qui appeler.

Questions frequentes

Rémi Segura
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Rémi Segura

Fondateur La Refonte

Expert en stratégie digitale et refonte de site web. Rémi Segura accompagne les entreprises dans leur transformation numérique pour maximiser leur impact et leurs performances.

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